Biographie
Parisien d’origine, établi depuis plus de trente ans au Québec en Outaouais, Marc Walter est un artiste qui axe depuis 2004 ses interventions en art environnemental. Il est un des rares artistes québécois à faire du Landart sa spécialité. Il a remporté plusieurs prix dont le Grand prix 2007 d’excellence de la Fondation pour les arts, les lettres et la culture en Outaouais ainsi que le prix spécial du jury en 2014. Il est récipiendaire de plusieurs bourses du CALQ et de fondations. Marc a participé à une centaine d’expositions individuelles et collectives, et a à son actif plus d’une centaine de projets de création collective en milieu éducatif et communautaire.
Marc WALTER a participé à de nombreux événements landart canadiens tels que Le Symposium international d’art in situ de la fondation Derouin à Val-David, Fieldworks à Perth en Ontario, Clairière Art et Nature à Chesterville et Création-sur-le-champ à Mont-St-Hilaire. Il a pris part à divers événements internationaux dont Ledro Landart en Italie, Sculpture By The Sea à Sydney en Australie, le Festival d’Art Contemporain de Carcassonne, les Journées Botaniques de Samoëns, le Festival de jardins Métissés de Wesserling et le Festival Grandeur Nature en France, Natuurkunst Drenthe aux Pays-Bas, Saksala ArtRadius en Finlande.
Démarche artistique
Je pratique le landart à plein temps depuis 2004, me spécialisant dans la création de sculptures et d’espaces monumentaux à l’aide de branches recyclées entrelacées et nouées entre elles. Je crée mes installations in situ en répondant à une topographie, à une architecture, à un thème et aux rencontres que je fais avec les habitants et les matières en présence.
Mes œuvres sont souvent immersives ; lorsque le visiteur y pénètre, il ralentit, découvre les matières et les techniques de construction, vit une expérience multi-sensorielle. Ses yeux rebondissent entre l’intérieur et l’extérieur, portant un regard renouvelé sur les environs. Il sent les odeurs boisées, entend le cliquetis des objets suspendus. Les entrelacements de branches laissent place à de multiples interstices, filtrant la lumière et la chaleur. Cela résulte en une sensation de bien-être et de protection que seuls les abris naturels procurent. Au-delà d’un simple objet, l’installation devient alors un vecteur de méditation et de réflexion sur soi.
Ce qui me motive, c’est susciter la créativité chez les gens et les encourager à lever le regard pour re-découvrir leur environnement, mais aussi « les autres ». C’est provoquer un dialogue avec l’œuvre. Je mène ainsi de nombreux processus collectifs qui permettent aux citoyens de participer à toutes les étapes de création.
Ce qui m’intrigue, c’est la relation entre une forme et un espace, comment l’une modifie l’appréciation de l’autre et inversement, puis comment cette dynamique fait naître une auto-analyse où le visiteur retrouve son pouvoir d’appropriation et d’interprétation de l’installation.