Biographie
Résidente des Laurentides, Céline Landry est une sculpteure céramiste qui compte quinze ans de pratique.
Après des études en arts et un passage en éducation, elle choisit la sculpture, en 2009, puis adhère au Conseil de la sculpture du Québec et s’engage comme membre du CA, de 2020 à 2024. Elle participe à plusieurs événements dont trois éditions de l’exposition Scvlptvre ainsi qu’à une quarantaine d’expositions collectives. En 2017, elle remporte le 2e prix en sculpture du Concours organisé par la Maison des arts de Saint-Faustin.
De 2019 à 2023, elle expose en duo et en solo, d’abord à la Galerie Renée-Blain, à Brossard, puis à la Maison de la culture de Lachute, à Piedmont dans le cadre des Rendez-vous Art-Thé, à la bibliothèque de Saint-Hippolyte, au Centre d’art d’Argenteuil et à la galerie Vincent d'Indy, à Boucherville où elle présente un corpus sur le thème des passages.
Ces dernières années, elle s’est consacrée à un projet d’installation formée de pièces complexes en céramique reliant repas social et expérience d’exclusion. Ce projet, exposé une première fois au Centre d’art d’Argenteuil, en 2024, a été financé grâce au Programme de partenariat territorial des Laurentides 2023-2024 du Conseil des arts et des lettres du Québec.
Démarche artistique
Ma démarche artistique traduit ma longue recherche d'identité et d'intimité. Grâce à l’argile, qui s’est imposée, j’apprivoise les manifestations de ma condition humaine et les diverses facettes de ma féminité.
Mes pièces en terre, auxquelles j’intègre souvent d’autres composantes sont organiques, structurées et pleines de détails. Mes œuvres, souvent présentées sous forme d’assemblage, véhiculent une charge émotive qui s'exprime librement. Certaines sculptures laissent transparaître l’aspect naturel de l’argile cuite, d’autres sont peintes avec des couleurs vives et lumineuses. Je puise dans la nature les aspects les plus primitifs et les plus raffinés pour me les approprier.
Mes pièces singulières, fortes et fragiles, illustrent mon ambivalence face au corps. J’expose une dualité conflictuelle que je cherche à réconcilier. En dévoilant mon intimité, je tente de toucher l’autre, mes œuvres me servant d’alibi et d’interprète.
Dans des pièces récentes, j’ai abordé le thème des passages importants, parfois difficiles, mais toujours significatifs de la vie humaine.
En ce moment, avec une approche frontale, je confronte l’idée du repas au concept d’exclusion au moyen d’une installation formée de pièces complexes en céramique. Ce projet a été financé par le Conseil des arts et des lettres du Québec.